M.A.D ! Je te promets la forêt rebelle (contre-création)

Création le 4 avril 2026 à l’Espace d’Albret, Nérac

Une femme apprend la mort de son frère sur une ZAD en forêt. Elle se rend sur les lieux et cherche à comprendre. Elle rencontre les insurgés de la terre qui ont connu son frère, leurs noms sont poétiques ou drôles (Mick Acab, John Wild), mais aussi une sorcière qui parle du graal, une chamane Yanomami, un vieux jardinier qui se fait appeler Neil Armstrong, un conquistador fou, un chien nommé Walden, et enfin le gendarme qui a tué son frère.

À leur contact, elle se lance à corps perdu dans les rites comme dans les affrontements, jusqu’à participer au grand procès en justice réparatrice convoqué par les forêts du monde. Que faire lorsque les forces en présence sont inégales ?

Joséphine Serre reprend le chemin de la fable et des énigmes poétiques pour interroger nos capacités à nous révolter quand le système s’enraye et devient inhumain. Elle nous entraîne dans une ZAD théâtrale, une épopée haletante. Quand la forêt rebelle se met en marche, il y a de quoi trembler… ou espérer !

Note d’intention

Après avoir créé M.A.D ! au Théâtre de la Tempête en juin 24 dans une version longue (2h20), avec 7 acteurices au plateau, 18m de profondeur, des jeux de transparence via l’image vidéo au travers de plusieurs plans de tulles, nous décidons de remonter le texte en considérant celui-ci comme étant le matériau brut et central de cette nouvelle version.

Elle s’ancre dans l’épure, nous sommes 4, le plateau est nu, seules des chaises pour accueillir les spectateur·ice·s sont disséminées dans l’espace de jeu, les comédien.ne.s, se retrouvant sur le même plan que le public et dirigeant le son et la lumière directement depuis le plateau. Les spectateurices sont déplacé·e·s par deux fois, dans trois espaces, correspondant aux trois actes de la pièce. Cette nouvelle version est aussi vouée à jouer hors des théâtres, dans des lieux non-dédiés, en itinérance. Chaque représentation se réinvente dans l’espace qui l’accueille, créant une complicité supplémentaire avec le spectateur, et engageant une interaction au plus près des endroits de la fiction.

Le plein-air est bienvenu, les milieux naturels, urbains ou industriels seront tous pertinents.

Extrait de texte

SŒUR – Il est une heure et onze minutes.
Une heure et onze minutes et je vais à la source
Oui tu me dis de remonter le fleuve
Au commencement du commencement
Dans trente-deux minutes je serai
Dans l’œil du cyclone ce sera
Ici, maintenant,
Tous les points de départ –
FORÊT !
Arrache ta cuirasse Crame ton habit Défonce tes armures
C’était si difficile de questionner le sang
Et maintenant mon cœur
Ta digue a rompu
Maintenant
Cet acte de piraterie
Maintenant
Brûle ces mots
« Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! »
Brûle
Rejoins le temps des astres
Des ermites, des tarés, des zadistes, des paumés, des poètes,
Le temps des camés, des anar, insurgés, visionnaires, des fous,
Des punks, des shlags, zonards, prophètes,
Maintenant
Recourir aux forêts
Maintenant
Prends secours des forêts
Maintenant
Quitte ta maison
Rejoins d’autres lois
Personne ne te ravit que ta propre raison
Je suis un atome qui doit tenir sa place
Sa stricte place, au milieu du cosmos

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Texte

Joséphine Serre

Mise en scène

Collective sous la direction de Joséphine Serre

Avec

Xavier Czapla, Camille Durand-Tovar, Zacharie Lorent, Joséphine Serre

Création sonore

Frédéric Minière

Scénographie & costumes

Caroline Oriot

Création lumières

Pauline Guyonnet

Régie générale

Ludovic Heime

Administration & production

Héloïse Jouary & Alain Rauline, La Mécanique des rêves

Production & diffusion

Jean-Luc Weinich pour le bureau Rustine

Production

L’Instant Propice

Coproduction

Espace d’Albret, Nérac • Château Rouge, scène conventionnée d’Annemasse

Avec le soutien de

L’OARA, Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine

© photos : Ghislaine Czapla